Un début presque prometteur

De jeunes critiques, issus de la Maison des jeunes de Viroinval et encadrés par notre rédactrice de Karoo Sarah Vermeulen, ont bravé les séances du Festival international du film francophone de Namur pour nous livrer quelques impressions. Voici leurs premiers pas dans l’univers de la critique cinématographique.

Un-debut-prometteur-afficheMartin revient dans sa campagne natale. Pour divorcer, le voilà contraint de se rendre à Paris, accompagné de son père, interprété par Fabrice Luchini, et de son jeune frère Gabriel, joué par Zacharie Chasseriaud (qui a bien grandi depuis les Géants de Bouli Lanners). Ce dernier va s’amouracher d’une mystérieuse et insaisissable blonde prénommée Mathilde (délicieusement incarnée par Veerle Baetens). Gabriel est alors prêt à tout pour la séduire, en allant jusqu’à lui prêter 1 500 euros. Seulement, à seize ans, il est rare qu’on possède une telle somme. Contraint de demander l’aide de son frère aîné, Gabriel ne se rend pas encore compte du pouvoir de séduction de sa bien-aimée.

Après Sweet Valentine, son premier long métrage de 2010 avec Vincent Elbaz et Louise Bourgoin, Emma Luchini porte à l’écran Un début prometteur, écrit par Nicolas Rey et publié en 2003.

C’est la seconde collaboration entre la cinéaste et le romancier chroniqueur après la Femme de Rio, qu’ils avaient coréalisé et qui a décroché cette année le César du meilleur court métrage. Un début bien prometteur donc…

Les acteurs sont d’une justesse déconcertante. Imaginez un peu papa Luchini en veuf passionné d’horticulture, un Manu Payet en savoureux philosophe totalement alcoolique et la pétillante Veerle, apportant une touche de fraîcheur au cinéma français.

Mais le film reste une comédie française avec tous ses travers. Une histoire « trop » légère, un humour tenu à la baguette et une couleur lumineuse qui en devient agaçante. Une comédie donc, sentimentale certes, et intello parfois…

Luane Bodart
(MJ de Viroinval)

Un début prometteur a également été recensé sur Karoo.