Le Québec fait encore un carton

De jeunes critiques, issus de la Maison des jeunes de Viroinval et encadrés par notre rédactrice de Karoo Sarah Vermeulen, ont bravé les séances du Festival international du film francophone de Namur pour nous livrer quelques impressions. Voici leurs premiers pas dans l’univers de la critique cinématographique.

Paul-a-Quebec-afficheUne famille comme les autres se réunit tous les ans à la Saint-Jean-Baptiste pour fêter l’anniversaire de mariage de Roland et Lisette, grand-pa et grand-ma. Mais cette année, tout sera différent. Grand-pa a comme qui dirait un souci… Il est en phase terminale d’un cancer.

Il faut d’abord vous mettre en garde. Paul à Québec vous tirera des larmes à coup sûr. Vous ne pourrez rester de marbre face à la proposition bouleversante de François Bouvier. Sa réalisation est responsable de cette si belle et si fluide transition du papier à l’écran.

En effet, l’histoire est une adaptation plus que réussie de la série de BD « Paul » de Michel Rabagliati. La BD et le film sont gorgés d’un humour particulier, parfois irrévérencieux, parfois intemporel mais toujours d’une justesse incroyable. Évidemment, les moments les plus touchants qu’a déposés Michel Rabagliati avec sa plume se trouvent aussi dans l’œuvre filmée. On ne peut que deviner l’étroite collaboration qui a eu lieu entre les deux hommes.

Il y a bien quelques changements techniques qui ont été apportés, notamment le fait que Paul est devenu dans le film un personnage plus central qu’il ne l’est dans la BD, mais assurément aucune modification n’offensera les fans de l’œuvre originale.

Chaque comédien livre une brillante interprétation. À commencer par François Léterneau, qui interprète un Paul criant de simplicité. Julie Lebreton incarne sa femme, Brigitte Lafleur et Myriam Leblanc personnifient les sœurs de cette dernière et Louise Portal joue leur mère. Chaque acteur a pu embellir grâce à son jeu délicat cette histoire si… vraie.

Bien que la voix off prenne une place très importante dans ce film, elle est si bien intégrée au récit qu’elle n’opprime pas le spectateur.

Comme on s’y attendait, Paul à Québec s’inscrit grâce à sa qualité dans les mémoires du cinéma québécois.

Mauraline Robert
(MJ de Viroinval)